Tout commence comme si rien n'était et cela s'installe en nous...
Incompréhensible...
Oui c'est un peu ça et tellement d'autre chose en même temps...
Que j'en ai le vertige...
Un matin votre existence est banal les gestes quotidiens automatiques, on va râler contre la voisine qui claque la porte un peu trop fort, la petite s½ur qui a mangé tous les biscuits la veilles alors qu'évidemment à cette instant précis vous en mourriez d'envie, ou même cette pauvre dame âgée qui traversera le passage piéton bien trop lentement alors que vous avez un rendez-vous super important, après-midi shopping oblige....
Et le lendemain...on change de disque
Le monde bascule légèrement. Il décide subitement de changer de danse. Et il accélère à chaque instant un peu plus le tempo de la vie. Le monde autour s'intensifie. Certains gestes si simples deviennent de plus en plus compliqués, jusqu'à devenir simplement impossible à réaliser. Le temps se fait lourd et précieux... pourtant il file toujours et encore trop vite... Mais plus il passe moins on sait comment en profiter,... Comment vivre, simplement
comme tout le monde.
Pourquoi... Je suis en mal de vous ?
Quand on a 20ans
; et que la vie s'acharne un peu plus chaque jour... Ce n'est pas toujours facile certes mais est ce que l'on a vraiment le choix... Quand la maladie quelle qu'elle soit s'acharne, ronge chaque partie de votre corps, s'approprie sans aucune permission chaque parcelle de votre esprit et vous tue a petit feu comme un bête cynique et perfide. Ce mal hypocrite reste souvent silencieux un moment rongeant l'intérieur d'un être qui ne demande qu'à grandir en paix, qui ne souhaite que vivre. Mais après l'invisible le visible, le corps commence également à dépérir lentement. A force de se sentir rongé de l'intérieur les séquelles irréversibles se font de plus en plus visible et invincible... Les regards des autres ce font toujours plus menaçant comme des lames qui transperceraient un c½ur et leurs absences ne font que cloîtrer une personne fragile dans une prison de silence et d'absence. L'incompréhension et la peur se lisent dans chaque regard plongeant l'âme dans les abîmes infernaux du mutisme. Torturant un peu plus un c½ur déjà lourdement mis a l'épreuve. La maladie affaibli physiquement et détruit chaque fragment de courage possédé et vos regards, votre mépris, votre incompréhension ne fait qu'accroître la propagation du venin destructeur. Alors que l'on ne souhaite qu'un avenir meilleur...
L'avenir... est s'il avait perdu tout son sens
Qu'elle avenir voyait vous pour nous, pour eux... Ceux de personnes assistées, rendues, résigné à leurs sorts... Des gens qui errent attendant avec impatience un signe de la mort elle-même... Des personnes ayant perdu toutes envies de se battre et ayant égaré le long d'un couloir d'hôpital l'envie de vivre... Et si vous veniez de commettre la plus grosse erreur de votre vie en les croyants lâches... Et si cette étincelle que l'on perçoit encore dans certain regard n'était que le courage implacable dont certain font preuve. Et si finalement malgré la souffrance l'envie de vivre NORMALEMENT les hante plus que la souffrance elle-même... Pourquoi la mort devrait les guetter sans cesse, être derrière eux a chaque pas alors que ces personnes sont pleine de vie, d'ambition, de rêves, d'avenir simplement... Pas à pas ils avancent tout comme n'importe qui mais ils gardent au fond d'eux la clef de la vie elle-même : vivre au jours le jours des moments uniques, profiter de chaque instants, ne jamais rien gâcher... Ils connaissent le prix de la vie simplement. Difficile d'imaginer ce qu'il endure pour apprendre une telle leçon. Mais cela témoigne de l'inestimable prix de cette instruction.
Les rêves... apprennent à vivre
Parce que le rose des rêves d'enfants se transforme très vite en une obscurité perpétuelle...
Parce que parfois même la personne la plus courageuse et possédé par l'angoisse, La peur de s'endormir, de baisser la garde un instant de détendre son c½ur au risque de tout voir basculer, de s'endormir à jamais.
Parce que souvent il faut plus de courage pour vivre que pour mourir ils nous l'apprennent chaque jour !
Comment... savoir vivre
L'homme est une bête étrange qui est capable d'une lâcheté exemplaire et d'une volonté exacerbé, Car tout s'apprend dans la vie de la plus tendre enfance à la mort même si elle arrive souvent trop tôt...
Comme les enfants apprennent à marcher il faut apprendre a se battre.
Comme les enfants apprennent à parler il faut apprendre à se faire entendre sans arrêt.
Comme les enfants apprennent à manger il faut apprendre le courage.
[align=right]Ce texte a été rédigé à ma demande
par Mandy, une amie...
Rien, je ne lui ai rien dit...
Pour de multiples raisons elle a compris...
Merci Mandy, merci d'être là...
Cet article est pour toi...